LA CORRESPONDANCE FREUD - FLIESS

LA CORRESPONDANCE FREUD - FLIESS
Ils nous regardent?

lundi 16 août 2010

Szaszi, Chapelier, Père et Fils (extraits)



(Extraits d'une nouvelle écrite à partir de l'impro "l'attente à la gare")

(...) Une voix de femme qu'atténue la précipitation de petites ondes intempestifs annonce que le trafic ferroviaire reprendra en cette fin de matinée, le 5 mars 1946. Il est 7h05, et pourtant l'homme se prépare à sortir. Il passe son vieux pardessus sur un costume gris fatigué. Frau Szaszi ne veut pas le contrarier. Et puis, sait-on jamais, ils peuvent se tromper à la radio. Pourquoi le train qui doit lui ramener son fils n'arriverait-il pas plus tôt? Comment, mais comment se raccrocher à une quelconque ordination du monde après que le soleil fût tombé en-deçà de l'horizon? La suite des faits a engendré le malheur, sait-on jamais, oui sait-on jamais, une succession d'évènements aléatoires peuvent tout autant le faire cesser. Herr Szaszi dépose sur sa tête un chapeau feutre. C'est avec gratitude qu'elle le voit s'avancer à petit pas dans le corridor qui le mène vers la sortie ; son coeur de vieille femme se raidit sous sa poitrine ; « Putain de guerre! elle m'a volé mon fils, a métamorphosé mon élégant mari, homme jadis joyeux et hardi, en ce vieil homme triste et fatigué ». (...)

***


(...) Une femme élégante se meut d'un léger mouvement pour laisser au vieil homme une place sur le banc où elle est assise. L'homme s'y installe sans même réaliser que cette possibilité échoie de la courtoisie de cette femme. Elle s'adresse a cet homme agité :


  • Vous attendez quelqu'un?

  • J'attends le train de Berlin où j'espère s'y trouvera mon fils. Il a participé à la campagne de France puis... Plus de nouvelle depuis plus de... On prétend que son régiment... Enfin j'espère!

  • Oh! moi aussi j'attends mon fils, Claude, il a 10 ans. Mon mari et moi sommes séparés et c'est la toute première fois que mon fils prend seul le train. Dans un tel contexte... Je n'aurai pas dû!


En d'autres temps, Herr Szaszi, lui si peu enclin à l'extravagance, s'étonnerait de trouver élégante cette femme au Borsalino, en tailleur pantalon à la mode de Paris, sous un manteau croisé gris anthracite de cachemire. Est-elle française? Là serait l'origine de cet accent si délicat. L'excellence du goût de l'étrangère se trahit, selon Herr Szaszi, dans le choix de ce luxueux sac de voyage de cuir souple, posé sur ses genoux. «Jamais Emma n'aurait laissé leur fils, Franz, voyager seul». (...)


***


(...) « Comme mon père et mon grand-père, je serais chapelier. C'était ainsi, je n'ai jamais imaginé autre chose pour moi. Je me souviens que très jeune, alors que mes jambes pouvaient à peine me porter, j'évoluais dans l'atelier, celui installé dans l'arrière boutique, celle où nous sommes toujours sur le Graben.... Enfin, où nous étions jusqu'en 43... » La voix de Her Szaszi pleure, ces vieilles mains délicates – de ces mains, du pouce et de l'index duquel il tenait le fil à introduire dans le chaton de l'aiguille de la machine à coudre les bordures des chapeaux et leurs doublures de tissus soyeux, de ces chapeaux que l'on retrouvait aux vitrines des magasins de luxe des capitales européennes, et même de grandes villes de l'est américain dont New-York, Boston et Philadelphie... passent sur son visage apaiser les larmes retenues. « C'était avant que nous agrandissions la surface de vente, lorsque que mon père eût décidé d'étendre nos activités à la ganterie, puis la maroquinerie. De cette époque, j'étais dans ma onzième année, les ateliers de la Chapellerie « Szaszi Père et fils » furent installés dans le quartier de la Zurbenstrasse... Donc enfant, oui, déjà, très tôt! J'étais en quelque sorte le prolongement des mains et des jambes de mon père , de mon grand-père. Ils me demandent de saisir là une bande de feutre, une bobine de fil de coton noir où gris, là sur le rayonnage, dans la boîte de métal blanc, troisième étagère partant du haut... De mes deux mains, les bras tendus, Ils me demandent de tenir les lisières d'une étoffe soyeuse pour en faciliter la découpe... J'observais la contagion du brillant des yeux du grand-père à mon père ; ils s'extasiaient de ma promptitude, servie par une fabuleuse mémoire, à retrouver tel ou tel bandeau, étoffe, ruban, aiguille, de mon agilité à déployer un large lé de tissu sur la longue table de chêne posait au centre de la salle à découpe, face à celle où étaient alignés les moules en bois. « C'est l'un des nôtres !» qu'ils disaient lors des rares apparitions de ma mère, occupée dans la boutique à conseiller, flatter, encourager le client à opter pour tel modèle plutôt qu'un autre. Et très vite, presque à mon insu, du temps passé à l'atelier, très peu à la boutique, encore moins à l'école que j'ai quitté après en avoir acquis l'essentiel, c'est-à-dire lire et compter, à des mots, des expressions se sont associés certains gestes, où le contraire, j'ai acquis les savoir-faire : soufflage, bastissage, semoussage, foulage, finitions, appropriage, garnissage... ». (…)


Eric Waroquet

Photo de Ernst Hass, Retour des derniers prisonniers, Vienne, 1947


mardi 3 août 2010

Photo de Ma Marie, L


Freu(n)d = ami. Les amis du je dis... (Oh le bave art!)


Les Freu(n)d du jeudi

Putain c'est tout bon! C'est d'octobre que date l'aventure, me semble-t-il. Une fois semaine on se retrouve. Pourquoi? Du Théâtre. Du corps. De la voix. De l'entre-deux scène. C'est qu'il y aurait à cela, de nos rencontres du soir des jeudis (Jeux dis, Je dis, Jeux inter-dit... Que l'on ne pourrait dire?) -après quatre jours de labeur et à la veille d'une longue journée encore à s'activer pour gagner sa croute, les quelques sous nécessaires à consommer ce qu'il y a à croquer -ce qui nous exempte pas de certaines joies, à gagner, de ce presque rien, du souffle présent dans le corps, duquel se fabrique une parole, c'est qu'il y aurait encore et du corps à découvrir qu'il y a quelque chose à dire, qui vaut la peine d'être dit car écouté, puisque écouté? C'est qu'il y aurait des amis (ad-mis) à retrouver? C'est que je les aime bien moi ces ami(e)s : B. E. F. M-J. N. P.


***


Psychanalyse, t'en es ou t'en es pas? (T'en nais ou t'en nais pas!)

Nous sommes psychanalystes, enfin l'espérons-nous. Or parfois, on avance non sans une certaine gêne, « je le suis si peu! », « je ne suis pas que cela », « laissons la psychanalyse au dehors », etc. On en viendrait presque à s'en excuser. Essayons d'extraire la dragée que nous avons dans la bouche pour tenter de dire quelque chose de cette attitude de petit rat de l'opéra qui de pas chassé en pas chassé se retrouve au-bas de la scène le tutu sur la tête... De quoi on voudrait être et ne pas...


Nos rencontres se font sous les auspices de Freud, mais pas n'importe quel Freud, certains diraient « le premier Freud », d'avant le Freudisme, le suffixe « -isme », indique que la Chose freudienne bascule du côté du système de pensée. Donc avant la fermeture,


    • « C'est fermé Monsieur, Dames, c'est fermé! Rien à voir! Revenez donc demain! ».

    • Mais c'est qu'on ne peut attendre demain, Monsieur, on ne peut attendre l'urgence est d'aujourd'hui!

il y a ouverture d'où on peut voir la Chose en train de se faire. Il est question de voir – D'un battement de paupières le voir s'ouvre au regard, de cette intériorisation s'engendre l'entendement, le dit du voir via le regard. Donc le Sigmund FREUD des Lettres à Wilhelm Fließ, 1887 ~ 1904.(1) Naissance de la psychanalyse.


Soyons bref sur le « Ne pas » : La psychanalyse aurait à fortifier le moi -A-DAP-DÉBILITÉ. Fou-thèse : c'est toujours du surmoi dont il s'agit.


***


(1)En 1887 – Freud - Fließ

Freud et Fließ se sont rencontrés à Vienne à l'automne 1887. Freud à 31 ans. L'année précédente, rentré de son voyage d'étude à Paris et à Berlin, il a ouvert son cabinet de neurologue et épousé Martha Bernays. Fließ, de deux ans son cadet, est médecin et rhinologue à Berlin; il épouse en 1892 Ida Bondy, dont la famille est proche de celle de Breuer. La relation épistolaire entre les deux hommes s'étendra sur dix-sept ans ; elle atteint son point culminant dans les années 1895-1899, dans la période se situant entre les Études sur l'hystérie et L'interprétation du rêve.


« Je l'ai beaucoup aimé autre-fois... »

Lettre de Freud à Abraham,

le 3 mars 1911


En 1887 – Rimbaud – Verlaine

La route de Charleville à Roche : Charleville – Bouzicourt – Poix-Terron – La Bascule – Tourteron – Roche.

Voilà une partie de la route. Rimbaud-Verlaine jusqu'à Roche, la ferme familiale où Rimbaud est toujours revenu se ressourcer. De la ferme, il ne reste plus qu'un mur aujourd'hui, celui qui était contigu au grenier dans lequel Arthur a écrit « Une Saison en Enfer » (Voir « Rimbaud, le fils », de Pierre Michon). Les allemands avaient fait leur quartier général pendant la première guerre mondial et l'ont rasée quand ils sont partis (ça ne s'invente pas). A la place du grenier qui était au-dessus du porche il y a maintenant une sculpture pour commémorer « Une saison en Enfer », érigée et payé par Paul Boers, un admirateur fanatique de Rimbaud. L'homme chercheur d'or, a vécu de nombreuses années à Roche dans la nouvelle maison construite à l'emplacement de la ferme de Rimbaud, cherchant le trésor d'Arthur!


Je m'explique : dans une de ses lettres à sa famille, écrit au Caire le 23 août 1887, Rimbaud, il a 33 ans, parle de 16000 et quelques cents francs qu'il porte continuellement dans sa ceinture, soit 8 kilos d'or : toutes ses économies réalisées par un dur labeur à Aden et Harar. Paul Boers est persuadé que cet or est toujours caché à Roche, et il n'est d'ailleurs pas le premier à essayer de le trouver. Il oublie un détail : dans une lettre à sa mère, écrite le lendemain (Le Caire, 24 août 1887), Arthur explique qu'il a finalement déposé l'argent au Crédit Lyonnais du Caire pour en percevoir les intérêts par l'intermédiaire de négociants pendants ses voyages.

C'était trop dangereux de toujours porter cette somme sur lui, et si lourd que « Ça lui flanquait la dysenterie » (C'est moi qui souligne). Aussi il demande à sa mère un prêt de 500 F pour partir à Zanzibar et ne pas toucher à son dépôt (C'est moi qui souligne) où bien il perdrait les intérêts (C'est moi qui souligne).


http://www.mag4.net/Rimbaud/Roche.html

Eric Waroquet

Les Bastards se retrouvent...





Les Bastards se retrouvent du 22 au 29 août 2010 au







Pour ceux qui sont au moins deux amenez un dessous de drap et une housse de couette... Pour ceux qui sont un (inconscient, comme si cela était possible!) amener un dessous de drap et une housse de couette... Si vous en avez pas ne croyez pas que vous serez dans de beaux draps, j'ai le drap long vous savez, et que c(h)ouette je trouverai...

Eric

dimanche 1 août 2010

dernière séance avant les vacances et avant le stage chez Eric :

trois comédiens, Françoise, Eric et Bernard; Babin à l'extérieur-intérieur; deux public ("Tu es mon seul public!" écrit Freud à Fliess) de choix : Sarah Waroquet et Alice Babin!! Qui regarde qui?

Après un semblant de taupe (depuis quelque temps la taupe glisse vers le jeu, le divertissement; ça n'est plus centré sur le vocal), je propose aux trois ensemble, ou séparément le thème suivant : parlez nous de la pièce. Ils décident de rester ensemble. Ça patauge bien, de façon statique. Que des idées. Je pense : mais que vont penser les filles? J'essaie de relancer et Eric reprend de volée en posant à nouveau la question déjà engagée par Estelle il y a quelque temps : Quel est l'enjeu de cette pièce? Que voulons-nous faire passer? Enfin!

A partir de là , il est indiscutable que les lettres prennent tout leur sens, leur valeur décisive, donc dramatique et scénique. Après quelque temps de débat à bâtons rompus, il émerge l'idée que chacun pourrait choisir des lettres ou des extraits et, sans les lire, à partir de quelques extraits cités de mémoire, s'engagerait à les porter, à les faire vivre, à en faire passer le propos et l'audace, voire l'émotion. A partir de ce tamis, ou pourrait réduire le fossé entre les impros et les lettres; on arriverait peut-être mieux à les interpréter, et à les jouer aussi avec l'instrument des impros, à savoir Chantal T, la jeune stagiaire, la valse, l'instit, la petite fille chez le coiffeur, la lettre à Emma, les lettres à Hitler, le rêve de Tabucci . Le raccord parait de moins en moins évident avec la scène de la gare.

A vos lettres! Soyez une lettre, des fragments de lettres, faites passer, jouez ce rôle, ces rôles: faire passer Freud!! A Saint Hilaire, avec ou sans "représentation", ça tournera autour de ça : comme on raconte, comme on joue une histoire, nos vacances, un film, un rêve, un livre, une pièce de théâtre. Je pense que c'est une bonne voie.

Bernard a émis l'idée, le lendemain, par e-mail, que Babin pourrait jouer une sorte de monsieur Loyal, dans cette histoire bizarre. Un guide pour égarer. J'y avais déjà pensé. A travailler.

Amusez-vous bien, mettez du jeu. A bientôt chez Eric. Je vous embrasse.
pb

mardi 20 juillet 2010

un grand moment

un grand moment ce fut la lecture de nos lettres le jeudi 15.

Ah au fait, Bernard je confirme, t'es viré. Nous te souhaitons néanmoins un bel avenir artistique.

Après avoir à plusieurs reprises improviser à la gare, ce qui semblait bien convenir à Maitre Babin, nous avons lu, et même Nicole l'a joué?!?!!!,nos lettres.
Tout à coup l'intérêt pour ces lettres, qui était en train de s'éteindre doucement mais fermement, revient avec éclat voir même flambloiement. Ils étaient tout émus les petits bastards de la surprise et la jubilation éprouvées ce soir-là .

IL Y A DU MATERIEL QUE DIABLE

Que faire de ce rebondissement?

Vous le saurez en suivant et en participant aux travaux de cette sympathique troupe de baladins

A bientôt

Estelle de la gare

les hésitations de Nicole

Ce fut le trait marquant de la soirée du 08 juillet.
Elle voulait travailler des textes, lire et faire de la diction sur les lettres et ne se sent pas à l'aise dans le jeu et la CREATION....... Les autres sont consternés et ne savent que faire face à cela si ce n'est continuer à travailler

Ce fut d'ailleurs Bernard qui s'y est collé ce soir -là car ce fut son jour , il a pu laisser le clown chez son grand-père et la faire dramatique et intense avec la discrétion et la distinction qui sont les siennes......

Et si je ne dis rien sur les femmes, c'est qu'elles, Nicole incluse quoiqu'elle en dise, jouent vraiment depuis un certain temps. Elles ont de la grâce et de l'ingénuisité même si , oui mesdemoiselles nous manquons souvent de générosité et que nous hésitons encore tous et toutes à nous immerger à fond et à déposer nos oripeaux oiseux de psy en tous genres.

pour la prochaine séance nous devons tous choisir une lettre et nous concentrer sur la scène de la gare

samedi 26 juin 2010

oubli

Comment ai-je pu oublier cela??? psy-concierges sortez vos calepins...
le jeudi 19 juin nous avons eu une impro remarquable et remarquée du maestro alias Pierre Babin à la suite de nos plaintes répétées et laborieuses sur la difficulté de saisir un instantané.
Là et sur le champ il nous a fait pleuré la mort....Ce fut fort beau...

Il voulait nous dire à quel point l'impro émerge de se présenter.
On a prolongé cela le jeudi 24.
A plus....
Estelle de chez Ciboul pour vous saisir......

deux pour le prix d'une

deux séances.....pour le prix d'une

jeudi 19 juin

La révélation d'Eric

absents: Bernard et Nicole

pas de taupe, on attendait Marie-Jeanne qui dormait. Impros sur le thème "début d'un one-man show"
Françoise nous fait " le mur invisible" un peu obscur

Estelle fait "une valse" arrive en dansant avec un cavalier imaginaire et découvre avec consternation et colère qu'ils sont là 10 000 à avoir également Rdv avec lui.....

Eric fait " l'instituteur" qui s'adresse au public pou raconter une aventure. Il est là, à son fait,
humour, émotion, vibration....l'acteur est sorti, il s'est révélé. On était bouche-bée. Exit Kurt lourdingue.

Marie-Jeanne, arrivée en cours de route fait l'impro " la petite fille" avec une grande conviction et beaucoup de bonheur pour nous. Elle reprendra cette impro. et pleure pas la Marie, j'ai retrouvé ta mèche.......


Jeudi 24 juin

absent Eric qui est près de se faire virer alors qu'il était sur le point de créer l'évènement aux sables d' Olonnes avec une troupe de sourds-muets......Nous sommes fiers , Eric , d'être de tes amis.....On a défendu ta cause.....

Mise en place longue et difficile de par la fatigue, l'impatience, l'envie de rire et disons le le manque d'application des acteurs.....
La taupe réussit néanmoins à émerger et nous amis (hi hi hi) en disposition.
Se présenter en finissant par dire son nom et à enchainer sur une impro devant contenir une phrase à choisir
Ce fut une belle journée....j'aime le bruit des vagues sur la plage....je suis en vie....et puis un jour, nous perdons pied....longtemps je me suis coucher de bonne heure.....
Cela s'est compliqué quand chacun de nous a du jouer la phrase de qqu'un d'autre et puis cela tous ensemble.
Pierre a du nous remuer pour que nous daignassions sortir de notre bêtise. Résultat qui reste à améliorer.

On s'est rattrapé sur la lecture surtout la deuxième lettre 231 page 499 un extrait. Trouvailles vocales intéressantes.

Au repas chargé de bouillie niçoise, l'haptonomie et la mort se sont rencontrées......

prochaine cession le jeudi 8 juillet. entre-temps le repas fêtant la fin de l'année de l'enfant entêté a lieu le 1 juillet aux comptoirs de Carthage à 21h15.

A bientôt amis voyous amateurs

Ps : Bernard nous demande de lire et de lui commenter cet ouvrage:"et puis un jour nous perdons pied" de Miguel de Azambuja aux connaissances de l'inconscient.

samedi 19 juin 2010

Alka seltzer

Alka seltzer , mais qui c'est celui-là ?
On peut l'appeler PBAB1 .
Si votre bouche peut prononcher cha...chas...chat...
c'est que vous n'avez pas la gueule faite comme tout le monde!
Françoise

Docteur Ciboulette

Docteur Ciboulette, pouette , pouette .
Elle est vraiment très chouette
et elle connait tout ,TOUT
sur le ...
Si vous ne trouvez pas ,
demandez le à Estelle.
Françoise

La Contrescarpe

La Contrescarpe qui monte, qui monte...
Ah, chère comtesse mozartienne emportez-nous dans un rêve si loin, si
proche !
Dites bonjour à Nicole, n'oubliez pas surtout. Chuchotez le lui à son oreille.
Françoise

Blackberry

Blackberry dans toute son étrendue et son imprévisibilité (fallait
l'trouver c'mot-là !)
B L c'est son pseudo , mais surtout pas de hasch je vous prie.
Françoise

Kurt Tintoret

Kurt Tintoret , écoutez cette musique ,
plus Kurt que Tintoret ou l'inverse ?
Ecoutez , écoutez , vous dis-je
et si vous n'y comprenez rien ,
regardez Eric et c'est tout.
Françoise

La comtesse Schmiederling

La comtesse Schmiederling s'amuse à être aux abonnés absents ,
à fréquenter les fantômes
ou à vouloir passer incognito.
Pour faire son intéressante ,sans doute ,
cette vieille toquée.
Toquée des bastards , elle l'est ,
Francesca le confirme.

lundi 24 mai 2010

Fin du coma

Nous n'irons plus au bois...
Les affaires reprennent! Après une grosse crise d'inhibition, les Bastards reprennent les choses en main :
Nous n'irons pas à Boite à outils le 14 juin; pas seulement parce que nous ne sommes pas prêts, mais surtout parce que nous ne voulons pas jouer pour des psychanalystes, fussent-ils de notre Association-mère-pouvoir.
C'est pour avoir cédé à la tentation de séduire Maman-Boite-à-lait, en récitant les belles récitations pour lui faire plaisir et se faire aimer d'elle -"ah comme ils sont charmants et tellement drôles!"- que nous avons ressenti des crampes dans notre travail, et que la morosité perverse s'est emparé de nous, jusqu'à nous faire douter de notre insolence bastérisée; Neutralisés qu'ils étaient, les choux!
Heureusement l'étrangère veillait, et de son Lux, nous a secoué les puces.
On reprend tout, sans se presser, et on joue, sans céder aux associations pédophiles qui veulent faire les poches à notre belle jeunesse.
On reprend jeudi prochain, et on essaie de voire un "couper-coller" de la première et de la deuxième version, sur une idée d'Estelle. On maintient le dimanche 13. Et on voudrait bien aussi que Nicole et Bernard puissent se rendre libres la dernière semaine d'Aout, en Vendée, chez Eric.
Bonne nouvelle : on reprend la taupe, revenu de son coma!
I love you.
pb

mardi 4 mai 2010

les pertes blanches de la comtesse von struppen butterfly

salut les héros de la rue sedaine

On a pas joué, on a parlé.C'était bien c'était chouette.....
Le fascisme, la résistance, la terreur, la peur, la collaboration, la peur dans la famille......
la résistance, le risque d'en mourir,,,,,,,L'autre scène Die andere Schauplatz qui sera le sous-titre de la pièce C'est cela que veut montrer la pièce

Un peu de lecture très sexuelle qui nous a bien emoustillé.
Merci Freud on peut enfin en faire quelque chose de bandant......

A dimanche les amis

Pierre doit nous envoyer à tous une première ébauche de la piéce dans la semaine

Dr Ciboulette pour vous servjr et vous embobiner

mardi 27 avril 2010

Il faut écrire les amis

Il est temps de se réveiller les enfants après ces vacances merveilleuses et salutaires.
Voilà en gros le résultat de notre dernière soirée. Qu'est-ce que veut dire pour nous cette pièce?
On a la trame, on a plein de scènes, il faut maintenant les écrire, les décorer, les habiller, les scénifier.....A vos plumes
Ah oui, nous avons tous , présents ce soir-là, adoré l'éveil du printemps et fort apprécié qu' une jeune troupe ait des connivences avec nous sur la façon de jouer.

A toutes fins utiles, voici quelques petites notes de lecture sur la vraie Emma (issues de la mortdans la vie de Freud de Max Schur )

Née à Vienne le 28 janvier 1865, morte le 30 juillet 1924
Commence une analyse avec F à 27 ans
1905 écrit des articles
Après quoi se retire du monde pour vivre dans une pièce entourée de livres sans quitter son lit où elle était clouée par un mal inexplicable.

Lettre à F du 12 déc 1897.F évoque son activité de psychanalyste.

14 lettres de F à Emma entre 1895 et 1910.

des articles. l'un en 1899 dans Die neue Zeit
"Une question importante concernant l'éducation"
un livre "Die Sexualfrage in der Erziehing des Kindes" "la question de la sexualité dans l'éducation des enfants"

Elle lui empruntait des livres
Elle écrit sur la masturbation mais aussi fait une recherche des origines et conséquences de la masturbation " compensation pour l'amour perdu"
Ce sont les idées de F à l'époque qui changera après sur cette question

En 1905 on notera un article d'elle commenté par F et proposé par lui à la Neue Freie Presse et refusé.

En 1937 dans "analyse finie et l'analyse infinie", F évoque le cas d'une patiente qui pourrait être
E E :
Psychanalyse pour douleurs dans les jambes qui engendrent une incapacité à marcher. Elle dure 3/4 d'une année et amène une amélioration.
12 ou 14 années plus tard hémorragies qui déclenche une exploration gynécologique et la découverte d'un myome et une hystérectomie. A la suite de cela redevient malade et ne se montre plus accessible à une nouvelle tentative analytique et ne fut plus normale jusqu'à la fin de ses jours.
Une nouvelle tentative d'analyse entre 1908 et 1912. Une ordonnance de F en 1910.

Le neveu d'E en analyse chez F a écrit une autobiographie jamais publiée.
Une lettre inédite de F àE.
Une intervention d'un abcès gynéco par une Dora qque chose amie de la famille et qui provoque l'interruption de la psychanalyse par F.

lundi 19 avril 2010

soirée du 15 04 10

A vous mes amis oubliés par la gloire théatrale

A Nicole : Dis quand reviendras-tu ?
Dis au moins le sais-tu ?
Le temps passé sans toi
Ne se rattrape pas

Bon, on t'attend quand même

A part Nicole nous y étions tous

Rapide reprise de la fois précédente :
oui merci mes vacances étaient très bonnes: bonne compagnie, paysages magnifiques, bouffe excellente, temps radieux, langue étrangère sublime.........

Après une taupe pleine de dialogues onomatopéens, on s'est spontanément retrouvés dans un lieu incertain où des gens improbables entouraient Emma Eckstein. Là, un messager apporte une lettre pour Emma de la part d'Anna Freud. Dèlires.......Il repart avec une réponse

Séance du 15

La taupe est intentionnellement à dialogues. Il parait qu'elle a duré plus de 20 mn .
Un messager apporte une lettre pour Emma de la part d'Anna F. On apprend que Freud est mort et la lettre est de Freud pour Emma.Tergiversations du groupe pour avoir la lettre et réticences du messager pour la donner. IL faut dire qu'ils sont bizzares ces gens là. ON se croirait chez les fous, on y trouve une infirmière aux pieds plombés, deux médecins des plus improbables dr Ciboulette et dr Tintoret, une demoiselle de compagnie et une Emma bien tourmentée. La lettre, à réécrire, est une lettre d'excuses de F et la petite bande envoie une réponse sanglante à Anna. On raccompagne l'émissaire à la gare et on enchaîne avec la

Scène de la gare parisienne où l'on attend le train de Vienne qui n'arrive pas pour cause de grève de la sncf ou de nuage cisaillant ou.........
reprise de la scène

Lecture de lettres mais je n'ai pas mon bouquin ici pour dire lesquelles. Il s'agit d'affaires sexuelles directes et indirectes.

A table, bien mangé et bu, les ateliers présents en force et intensité. la bonne humeur aussi.

Prochaines retrouvailles incomplètes encore les jeudis 22 et 29 04 et avec tout le monde le dimanche 09 mai.

A bientôt à vous mes amis apprentis hommes et femmes libres
Bonnes vacances aux partants

Estelle Ciboulette


mardi 13 avril 2010

Un rêve

En mots:"on bat une star in interprétation des rêves, Freud"
En image:une étoile tombe en poussière dans un creux de la terre qui l'accueille;
Une autre image:La roue avant d'un vélo pleine de bâtons.Une femme saisit l'un des bâtons de couleur vive et l'envoie en l'air.Là haut,ça s'éclaire.
En mots:"On star du bas in interprétations des rêves, Freud"

Marie-Jeanne

dimanche 21 mars 2010

réunion du jeudi 18 03

lettre à l'absente et à l'absinthe

Ca y est on a le début de la pièce!!!!! l'excitation monte, on s'y voit et on s'y croit....en haut de l'affiche, on se sent prêt et d'attaque pour en découdre avec tous les avatars et entourloupes de la scène.
Mais bon on se calme Estelle reviens au texte :
on commence par lire les lettres suivantes:
lettre 1
" 2 in extenso
" 3 "pour le reste...1me mouture terminée"
" 4 "J'ai en ce moment....a la fin
" 5 1 paragraphe
" 6 in extenso
" 7 "
" 8 "
" 11 "

1me partie des comédiens dans la salle, les autres au bord, arrivée 1 puis 2 puis 1,1,1
en parlant tout seul, affairé dans son histoire.
autour de la table où sont les lettres, marmonage , des mots jaillissent
(j'ai pensé à/ est-ce qu'il a couché avec, je veux jouer...;;;)
cela doit faire babel
Sur ce fond, Chantal T et enchainement avec les lettres.

Aussitôt dit, aussitôt fait après une très jolie taupe très interactive.

Continuer à penser aux costumes, peut-etre robes d'époque pour les dames et fracs pour les messieurs sans oublier des glaces à l'entracte....

Comme vous le savez, puisque Babin vous a ordonné d'y courir, nous avons vu avec jubilation
"L'eveil du printemps" de Guillaume Vincent sur un texte de Wedekind au théâtre de la colline. Cette pièce a été écrite entre 1890 et 1891 c'est à dire lorsque Freud et Fliess se contaient fleurette. Au fait , le saviez-vous que c'est Freud lui-même qui avait détruit les lettres de Fliess car jugées par lui trop intimes....(lettre à Marie Bonaparte).


Je sais je vais vous manquez mardi,
A la prochaine amis bastardiens

Estelle






mardi 16 mars 2010

Un bel endroit pour une rencontre (I).


D'un espace à l'Autre il y a franchissement, je se dépouille de « me » pour cet Autre. Il porte une veste de velours trop étroite sur une chemise grise au bouton du col fermé, un pantalon de toile marron, de vieilles chaussures. Sur le nez se tient une paire de lunettes rondes à monture de fer blanc. Sous le bras collé au corps, tel un rempart, un point d'ancrage, une sacoche. Elle contient de nombreux livres aux pages usées, nombre de feuillets annotés (papiers jaunis, froissés, format A4, recouverts de boucles tricotées d'un fil d'encre noir), quelques stylos, un carnet noir, un sandwich jambon-beurre-cornichons emballé dans un papier d'aluminium et une pomme.

L'homme a un peu plus de trente ans. Il est chauve, le visage rond, un regard qui vacille de l'étonnement à l'apeurement. Il peut sourire béatement. Le corps tordu de nodosités, il a pourtant le charme des hommes maladroits.


"C'est la première fois que je prends le train. Un long voyage m'attends. Je vais à l'extrême du continent : Lisbonne. Pour dire vrai j'ai peur, peur de me perdre dans la ville, peur de ne pas pouvoir me faire comprendre, même si je sais que là-bas je suis attendu. Ce n'est jamais facile de partir de chez soi, surtout lorsque c'est la première fois. J'ai laissé maman, ma chambre, mon lit, ma table et mes livres... Je suis étudiant en lettres modernes."


"Avec maman on vit tous les deux. C'est qu'elle ne s'est jamais remise de la mort de papa. Il travaillait pour une usine de câblage. Il était magasinier. Après maintes demandes, Il avait obtenu du contremaître l'autorisation de passer son permis pour conduire des Clarks. C'était son rêve. Je me souviens ; il nous racontait au repas du soir les folles courses qu'il menait avec ses collègues dans les allées du hangar. A chaque jour son parcours : l'Albert Park, Détroit, Enzo et Dino Ferrari d'Imola, circuit Gilles Villeneuve de l'Ile Notre-Dame, Monaco... Bref à chaque jour sa course, son pilote : Graham Hill, Jackie Stewart, Jim Clark, Niki Lauda, Alain Prost, Ayrton Senna... Putain il s'y croyait! Et nous avec. Ma mère et moi, on l'écoutait nous décrire les trajectoires, les virages en épingle, la longue ligne droite de l'Allée A pôle C, les dépassements, les chicanes (un espace de la largeur d'un chariot élévateur délimité par deux palettes). Jusqu'au jour où... Trois mois après sa promotion... Il rejouait la course du 1er mai 1994, celle d'Imola, San Marino, qui avait vu la mort de son héros, Ayrton... Il effectuait une remontée spectaculaire dans la longue ligne droite de l'Allée A pôle C, tout prêt qu'il était de dépasser son redoutable collègue Gérard quand la fourche gauche de son Clark SF15L emporta un des montants du rayonnage chargé de bobines de fils de câblage FCC5... Gérard et lui furent tués sur le coup."


La maman de Fernand ne s'en est jamais remise. Fernand se souvient :


"La première chose qu'elle fît au retour du cimetière, elle n'avait pas encore ôté ses chaussures, ni son manteau, c'est de dénouer le noeud qui retenait le foulard noir qu'elle avait sur la tête et d'en recouvrir le poste de télévision. C'en était fini des Grands Prix de Formule 1 le dimanche après-midi sur le petit écran. Le silence ne fût pas imposé au seul téléviseur, elle se l'imposa, me l'imposa. J'ai bien tenté de lui parler, de la faire sourire, de la consoler, mais en vain. Elle me regardait, prenait mon visage dans ses mains, esquissait un sourire qui n'en était pas un, tant son regard noir et humide le contrariait, elle déposait sur sa bouche l'index de sa main droite : « Chut! ». Elle implorait. Elle a pleuré, pleuré, crié... Jamais devant moi. Du fond de mon lit je l'entendais. Puis les cris, les grincements dents, les pleurs ont cessé."


"Il y eu cette femme. Celle aux long cheveux noirs lumière - de l'interstice des doigts d'une main elle créée des boucles qu'elle assemble au sommet de sa tête, de l'autre main elle saisit l'épingle pincée entre ses lèvres qu'elle plante telle un banderille pour tenir le tout. Des mèches de cheveux s'affolent sur le front, la nuque, les épaules. Elle, au doux ovale incliné, yeux noirs souriants, bouche friande, de trois vêtements acheté à bas prix au super-marché, se créée élégante... "


  • Mais cette femme ne fût-elle jamais?

  • Il est nié de s'être interdit de l'imaginer, comme si il était interdit de se l'imaginer.

.../...


Eric


Salut à vous bastards obéissants


-Tous là quel bonheur

-Ca commence non pas comme un rêve d'enfant mais comme une petite mise en place:
PENSEZ AUX COSTUMES et vous y croirez plus.....

Autre recommandation: pensez pour les scènes préparées (et les autres aussi si possible)
qu'il existe un avant et un après cette scène pour votre personnage, que faisait-il avant ?
d'où vient-il ? ou va-il après ? = comment il entre et sort de scène
quelle est son histoire ? = qu'est qu'il fait là
qu'est qu'il veut nous faire croire ?
Estelle semble faire chier les autres et en tout cas Babin avec des questions saugrenues et inadaptées

-Taupe un peu molle

-lettre de la nomination toujours aussi plaisante

-impro du train pour Lisbonne
un demeuré jeune homme quitte pour la 1me fois sa mère et la france pour se rendre à un colloque des
amis de Pessoa. Dans le train il fait des rencontres qui vont changer le cours de sa vie. Un lot de 3 hystériques
folles-dingues qui veulent lui mettre le grappin dessus. Pess ou ah

-toujours dans le train mais pour Vienne, rencontre entre une psy qui vient chercher des lettres avec celles qu'elle a oubliées
à Paris et un journaliste ami du petit fils de Shur, Auguste, resté à Paris gérer la boutique.C'est pas un peu lourd tout çà ?

Pour ce soir manquant d'inspiration je vous tire ma révérence

A voté

Estelle

mardi 9 mars 2010

Salut à vous psychanalystes chevronnés et bastards amateurs Réunion du 7/03/2010


La journée commençait comme un drame puisque deux grands acteurs-qui plus est porteurs de nourriture- furent retenus longtemps par la foule.....
Babin commençait à fumer les pissenlits par la racine alors nous avons commencé à lire les lettres de la nomination de Freud comme professeur émérite.Cela
nous pris la matinée et OOOOHHHH jubilation des acteurs amateurs , nous fûmes séduits par le résultat et donc nous-même : rythme, profondeur, mouvements, valorisation et participation de tous, surprises, re-découverte du texte.........un grand succès. Il n'y manquait que des chants et bien sur des costumes.

A ce propos Babin le rappelle, avec une légère impatience, PENSEZ aux costumes. Ils sont indispensables pour animer la pièce et ses répétitions

N'oubliez pas non plus de lire, lire et relire les lettres. Le trésor est derrière la ligne

Repas somptueux et fort arrosé,ce qui peut-être plomba quelque peu l'après-midi

Elle et elle-Françoise toujours aussi saisissant
Très beau -stagiaire-Marie-Jeanne qui avait pris sa forme. Le costume........
Le rêve de Freud-Nicole nous a encore ravi
La vie à la campagne-Eric est en train de prendre forme
Le mariage à la maison de retraite-Bernard a surgi spontanément et avec émotion
les lettres-Estelle manquait de punch et surtout d'adresse.

Maître Babin ce jour nous a dévoilé certains aspect de la mise en scène:
Une scène jonchée de lettres, un fond sonore de train, une enveloppe ouverte, le V de l'enveloppe avec qq chose qui en coule
un fond en enveloppe avec l'écriture de Freud......On rêve.......

Dépenses à venir, faudrait-il commencer à faire une cagnotte?

Amis de scène et par derrière, à jeudi

Lire.....costumes.....

Estelle

La lyre de Lear


Le blog est super, à l'image de ce pour quoi nous nous sommes mis en branle : pour secouer un trop d'identité psychanalytique? Trop d'identité tout court. La lyre de Lear c'est aussi la guitare de Jimi Hendrix. Et coup de chapeau à Eric qui nous a fait cette belle maison.
Une chose est passée à l'as. Il y en a tellement! C'est les costumes. Et les accessoires. C'est très important : ça porte, ça incarne l'imagination qu'on a du personnage et de la scène, quelle qu'elle soit. Ça contribue à lui donner du corps et de l'histoire. C'est nécessaire d'envisager les choses, avec précision, de ce qui s'est passé avant, de ce vers où il/elle va. Sinon, ça flotte.
Jeudi on commencera par parler de ça, et faire un tour de table, pour composer l'histoire de chaque scène. On doit en savoir autant du personnage d'Estelle, de Marie Jeanne, ou de Françoise, que ce qu'on sait de Freud et de l'autre. C'est ça aussi la composition de la présence.

mercredi 3 mars 2010

Aux Bastards réunion du 28/02/2010


Salut a vous véritables bastards

vous êtes plus que çà, vous êtes de grands traîtres. Oser me faire parler de ce que j'ignore
je cauchemarde.....

Alors il parait qu'à la dernière séance(oui bien fait pour vous), Marie Bonaparte avec toute sa
splendeur est arrivée pour demander des comptes : qu'est-ce que c'est que toutes ces histoires qu'on
est en train de faire avec son ami le grand dr Freud ? on est en train de dire que Freud et Fliss étaient
tellement occupés avec eux deux à savoir de quelles périodes leur vie dépendait qu'ils n'ont rien vu de
ce qui arrivait à la gentille petite Emma. on parle même de délire à deux. Ou va-t-on? alors que la petite
Emma s'est parfaitement remise, qu'elle a beaucoup travaillé par la suite, qu'elle a écrit des articles passionnants
sur la sexualité des enfants, qu'elle a reçu des patients envoyés par Freud lui-même et qu'elle a même repris une
analyse chez lui. Enfin voudriez-vous entacher la mémoire du grand homme?

Apart cela, la taupe aurait commencé tout doucement.....
Françoise-Emma aurait essayé de convaincre de ce que pourquoi elle venait consulté Freud
Nicole et Marie-Jeanne auraient fait 2 nanas parlant d'un prof l'une amoureuse de lui, l'autre le trouvant dégoutant
sans pouvoir arriver à dire pourquoi
Eric aurait fait un père évoquant un danger pour son enfant enlevé.

lecture de lettres. la sélection des lettres avance.

La soupe de Pierre n'était-elle pas trop salée?????

A bientôt , fourbes bastards

Estelle

ECOUTEZ!


De grâce, qui que vous soyez, quelque soit le crédit dont vous me parez en pure perte, laissez-moi vous demander, vous prier, vous inciter à aller sur le site Google consacré à ce géant du théâtre depuis peu disparu : Daniel Emilfork. Lisez tout, et écoutez-le avec cette classe à nul autre pareil, dans ce fragment de radio... cette voix! ce phrasé! ce suspens... Cette scansion!
C'est à lui que Chéraud,alors au commande de Nanterre, confia la direction de l'école de théâtre. Et c'est encore lui, avec le même, qui amena le dit Patrice à prendre, pendant les répétitions, le rôle-titre. Rien moins que le Roi Lear!
Du théâtre enfin, il faut parfois prendre la mesure. En tout point exceptionnel.
Travaillez vos histoires. C'est à dire pensez-y avec votre vie. Et n'oubliez pas les costumes, c'est à dire comment vous marchez selon telle ou telle occurrence.
A jeudi. Merci.
Pierre

Blogtanski



Les bastards ça causent autour de Boltanski, c'est qu'il s'expose au Grand Palais.

Extrait de La vie possible de Christian Boltanski :

- « Ma grand-mère, qui était vraiment remarquable, est devenue infirmière pendant la première guerre (…). Quand mon père a eu dix-sept ans, ELLE L'A FAIT S'ENGAGER A LA GUERRE, en lui disant : « Si tu ne reviens pas avec la croix de guerre, tu n'es pas mon fils! ». C'étaient donc des gens qui avaient un très grand désir d'intégration ». (…) L'histoire dit que mon père avait besoin de religion. » (P14). No comment!


« Ma mère aimait beaucoup voyager, donc on partait en voyage, en dormant dans la voiture, à cinq personnes dans la même voiture. (…) On dormait dans les rues. (…) On a dormi dans la rue aux Etats-Unis, sur la place du Bolchoï, partout dans le monde. Nous ne faisions pas ça pour des raisons économiques, mais parce que ma mère avait beaucoup de mal à entrer dans un hôtel (…). On restait comme ça un mois en vacances, sans se laver. On était en haillons, on sentais mauvais, ça provoquait toutes les histoires qu'on peut imaginer! Mon père, qui était spécialiste d'hygiène, avait une théorie que je pense vraie, et que j'ai gardé pour moi-même : « Il faut être sale dans un monde propre », car la saleté protège. Il faut vivre dans un monde propre, mais il faut soi-même être sale, pour ne pas attraper des maladies ».

Je garde la proposition du père de Boltanski de s'essuyer les mains dans les cheveux, pour avoir de beaux cheveux, disons dans mon cas avoir un crâne brillant. J'imagine le dialogue :

- «Vous être brillant Monsieur! »

- Et moi la tête baissée : « N'est-ce pas? ».

Eric

Dialogue d'une scène à l'autre.


Pierre à Eric :
- En pièce jointe, un peu de lecture.
Eric à Pierre :
- Je ne peux pas l'ouvrir. Pouvez-vous me l'envoyer en .doc.
Et puis,
- J'ai trouvé le moyen de l'ouvrir.
Pierre à Eric :
- Le mieux c'est de ne pas la fermer!

En voilà des manières!


Qu’est-ce que c’est cette façon de vouloir faire le voyou, le « bastard » avec Freud et l’autre ?

Ça passe par Rimbaud, Tarantino et l’enfant entêté. Ça passe dabord par F.F Coppola et son Godfather.

Mon premier contact avec la vie en collectivité a été un peu rude. A cinq ans, j’ai débarqué de ma province. Les parents n’avaient pas encore trouvé d’appartement. Provisoirement, j’ai été en pension ; trois mois. Je ne savais pas ce que c’était l’école, je n’avais jamais quitté ma famille. J’étais un peu rebuté par les consignes autoritaires, et j’allais souvent à rebrousse-poils. Un jour, la maitresse m’a dit : « En voilà un genre ! » Je ne me souviens pas ce que j’avais fait. Sûrement quelque chose qu’il ne faut pas faire.

Le Parrain est une saga qui montre la lutte insensée et meurtrière des hommes entre eux, pour la transmission et la conservation de la Puissance. Tous les coups sont permis. Ça soulage. Dans le Parrain 3, au moment où ça commence à déconner pour Michaël Corleone, le fils du Parrain-Brando, le fils d’un de ses frères, assassiné par une bande rivale, fils hors-mariage, bastard, Vincent, prend les choses en main. Littéralement : il se la tient dans la main, d’un geste très méditerranéen, qu’on ne voit guère dans nos latitudes psychanalytiques, où il n’est question que de ça… Ce geste emblématique que j’ai montré à certains sur le dvd, est précédé deux fois du mot « bastard », et bientôt suivi encore une fois du mot « bastardo » qui déclanche pour de bon les hostilités avec Zaza ,qui traine Corleone dans la boue, derrière son dos.


J’ai tendance à penser qu’à ses débuts, et tout au long de sa vie, Freud a été traité et trainé comme un bastard . En voilà un genre ! Dire des choses pareilles… Hitler et ses camps étaient bienvenus pour ce genre de racaille. La plus part des lectures, sinon toutes, effacent cette face des choses. Il faut aussi imaginer que derrière l’amour de Freud pour l’autre, derrière ou à côté, de l’autre côté, de l’Autre, il y a une lutte à mort pour la Puissance entre F et F, que Freud ne perçoit pas d’abord, et dont Emma Eckstein fait les frais. Ça prend très cher cette histoire.


Alors, si on veut mettre ça sur scène, en scène (en càd : dedans), il faut montrer un peu le bout de son nez, et le bout d’autre chose. C’est pour ça que le geste de Vincent dans Parrain 3 (ch 4) me va bien. Ça montre qu’il y a quelque chose qui déborde. Qui déborde là, à cet endroit-là, comme ça déborde dans les fosses nasales de la petite. On ne peut plus se contenter, si on accepte ce point de vue, de lire ça peinard, dans le meilleur des cas !, ou en ânonnant les phrases comme un élève discipliné, un peu géné parce qu’il ne comprend pas ce qu’il lit. Il faut mettre les moyens, les inventer, les trouver, mettre du feu sous la casserole.


Les impros sont un pont jetté vers la possibilité du mouvement, vers la découverte de ce dont le corps et la voix sont capables, à partir du moment où ils ne sont pas soumis à un texte toujours canonique. Petit à petit avec ces impros, on va s’approcher du cœur de l’affaire. Peut-être va-t-on réussir la rencontre entre les lettres et la scène. Peut-être pas.


C’est aussi pour ça que je vous demande d’imaginer quel serait votre costume de bastard, et quels seraient vos accessoires. Je ne dis pas qu’on va en rester là, à une « coppolation » des lettres de Freud. Mais il faut sortir de nos écoles-psy, comme des sales gosses que nous voulons retrouver. C’est une tentative d’imagination que je vous demande, pour donner corps à ce fait : du sexe en lettres et en scène. Ça concerne aussi le grain et le débit de la voix. S’il y a de l’Autre-scène, va falloir un peu se bouger pour y aller.


Et comme disait John Cassavetes « Come on baby, show me something ! »


Je suis vraiment content, excité, gourmand de tout ce qui se fait là. On a pas fini de rigoler, ni de voir ce qu’on va voir.


A vendredi. Apportez vos musiques. On retravaille l’impro sur « Eric est malade », sans Eric, absent, et avec d’autres. « Eric » n’est pas malade, c’est un bastard. C’est une maladie insupportable. Go !


Aux Bastards réunion du 16/02/2010













Chers amis Bastardiens

Taupe: grande sortie de Françoise : " J'étais Emma Eckstein "


Dans les impro reprise: Emma Eckstein-Françoise rencontre un chirurgien réparateur-Bernard qui ne sait pas très bien ce qu'il fait dans le scénario.


ensuite , Emma-Estelle venue à Londres chez Freud après avoir appris sa mort rencontre un psy- Eric qui là encore n'a pas de place dans la consigne donnée

trop vague, pas assez ciblée ou qui ne tient pas la route. Très belle colère d'Eric qui exprime notre trouble face à des scénarios à 2 ou plus qui, impro oblige, sont très rapidement mis en place et ne laisse, du coup , de place qu'à l'un des personnage. Faut-il plus de mise en scène? faut-il plus d'élaboration dans les coulisses entre les acteurs? nous approchons nous de l'élaboration d'un texte? simple question d'un travail en commun?

Scène rejouée.


" est-ce qu'il a laissé quelque chose pour moi ?" demandait Emma-Estelle à Freud.


enfin , belle non rencontre entre Emma-MarieJeanne effondrée et Anna F-Françoise roublarde et pas trop affectée mais plutôt apparachtique.


Pour les prochaines fois Pierre nous demande de penser à des costumes et accessoires pour les personnages

Il demande également que l'on pense à intégrer la scène de la lettre à la visite d'Emma E chez Freud.


Prochaines réunions jeudi 25 fev et dimanche 7 mars


La soupe avait du gout, les différents vins aussi, les fromages et le dessert ont été engloutis goulument.


Votre dévouée secrétaire, élue perfidement sur liste unique en son absence!!!!!