LA CORRESPONDANCE FREUD - FLIESS

LA CORRESPONDANCE FREUD - FLIESS
Ils nous regardent?

mercredi 3 mars 2010

Blogtanski



Les bastards ça causent autour de Boltanski, c'est qu'il s'expose au Grand Palais.

Extrait de La vie possible de Christian Boltanski :

- « Ma grand-mère, qui était vraiment remarquable, est devenue infirmière pendant la première guerre (…). Quand mon père a eu dix-sept ans, ELLE L'A FAIT S'ENGAGER A LA GUERRE, en lui disant : « Si tu ne reviens pas avec la croix de guerre, tu n'es pas mon fils! ». C'étaient donc des gens qui avaient un très grand désir d'intégration ». (…) L'histoire dit que mon père avait besoin de religion. » (P14). No comment!


« Ma mère aimait beaucoup voyager, donc on partait en voyage, en dormant dans la voiture, à cinq personnes dans la même voiture. (…) On dormait dans les rues. (…) On a dormi dans la rue aux Etats-Unis, sur la place du Bolchoï, partout dans le monde. Nous ne faisions pas ça pour des raisons économiques, mais parce que ma mère avait beaucoup de mal à entrer dans un hôtel (…). On restait comme ça un mois en vacances, sans se laver. On était en haillons, on sentais mauvais, ça provoquait toutes les histoires qu'on peut imaginer! Mon père, qui était spécialiste d'hygiène, avait une théorie que je pense vraie, et que j'ai gardé pour moi-même : « Il faut être sale dans un monde propre », car la saleté protège. Il faut vivre dans un monde propre, mais il faut soi-même être sale, pour ne pas attraper des maladies ».

Je garde la proposition du père de Boltanski de s'essuyer les mains dans les cheveux, pour avoir de beaux cheveux, disons dans mon cas avoir un crâne brillant. J'imagine le dialogue :

- «Vous être brillant Monsieur! »

- Et moi la tête baissée : « N'est-ce pas? ».

Eric

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