Les Freu(n)d du jeudi
Putain c'est tout bon! C'est d'octobre que date l'aventure, me semble-t-il. Une fois semaine on se retrouve. Pourquoi? Du Théâtre. Du corps. De la voix. De l'entre-deux scène. C'est qu'il y aurait à cela, de nos rencontres du soir des jeudis (Jeux dis, Je dis, Jeux inter-dit... Que l'on ne pourrait dire?) -après quatre jours de labeur et à la veille d'une longue journée encore à s'activer pour gagner sa croute, les quelques sous nécessaires à consommer ce qu'il y a à croquer -ce qui nous exempte pas de certaines joies, à gagner, de ce presque rien, du souffle présent dans le corps, duquel se fabrique une parole, c'est qu'il y aurait encore et du corps à découvrir qu'il y a quelque chose à dire, qui vaut la peine d'être dit car écouté, puisque écouté? C'est qu'il y aurait des amis (ad-mis) à retrouver? C'est que je les aime bien moi ces ami(e)s : B. E. F. M-J. N. P.
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Psychanalyse, t'en es ou t'en es pas? (T'en nais ou t'en nais pas!)
Nous sommes psychanalystes, enfin l'espérons-nous. Or parfois, on avance non sans une certaine gêne, « je le suis si peu! », « je ne suis pas que cela », « laissons la psychanalyse au dehors », etc. On en viendrait presque à s'en excuser. Essayons d'extraire la dragée que nous avons dans la bouche pour tenter de dire quelque chose de cette attitude de petit rat de l'opéra qui de pas chassé en pas chassé se retrouve au-bas de la scène le tutu sur la tête... De quoi on voudrait être et ne pas...
Nos rencontres se font sous les auspices de Freud, mais pas n'importe quel Freud, certains diraient « le premier Freud », d'avant le Freudisme, le suffixe « -isme », indique que la Chose freudienne bascule du côté du système de pensée. Donc avant la fermeture,
« C'est fermé Monsieur, Dames, c'est fermé! Rien à voir! Revenez donc demain! ».
Mais c'est qu'on ne peut attendre demain, Monsieur, on ne peut attendre l'urgence est d'aujourd'hui!
… il y a ouverture d'où on peut voir la Chose en train de se faire. Il est question de voir – D'un battement de paupières le voir s'ouvre au regard, de cette intériorisation s'engendre l'entendement, le dit du voir via le regard. Donc le Sigmund FREUD des Lettres à Wilhelm Fließ, 1887 ~ 1904.(1) Naissance de la psychanalyse.
Soyons bref sur le « Ne pas » : La psychanalyse aurait à fortifier le moi -A-DAP-DÉBILITÉ. Fou-thèse : c'est toujours du surmoi dont il s'agit.
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(1)En 1887 – Freud - Fließ
Freud et Fließ se sont rencontrés à Vienne à l'automne 1887. Freud à 31 ans. L'année précédente, rentré de son voyage d'étude à Paris et à Berlin, il a ouvert son cabinet de neurologue et épousé Martha Bernays. Fließ, de deux ans son cadet, est médecin et rhinologue à Berlin; il épouse en 1892 Ida Bondy, dont la famille est proche de celle de Breuer. La relation épistolaire entre les deux hommes s'étendra sur dix-sept ans ; elle atteint son point culminant dans les années 1895-1899, dans la période se situant entre les Études sur l'hystérie et L'interprétation du rêve.
« Je l'ai beaucoup aimé autre-fois... »
Lettre de Freud à Abraham,
le 3 mars 1911
En 1887 – Rimbaud – Verlaine
La route de Charleville à Roche : Charleville – Bouzicourt – Poix-Terron – La Bascule – Tourteron – Roche.
Voilà une partie de la route. Rimbaud-Verlaine jusqu'à Roche, la ferme familiale où Rimbaud est toujours revenu se ressourcer. De la ferme, il ne reste plus qu'un mur aujourd'hui, celui qui était contigu au grenier dans lequel Arthur a écrit « Une Saison en Enfer » (Voir « Rimbaud, le fils », de Pierre Michon). Les allemands avaient fait leur quartier général pendant la première guerre mondial et l'ont rasée quand ils sont partis (ça ne s'invente pas). A la place du grenier qui était au-dessus du porche il y a maintenant une sculpture pour commémorer « Une saison en Enfer », érigée et payé par Paul Boers, un admirateur fanatique de Rimbaud. L'homme chercheur d'or, a vécu de nombreuses années à Roche dans la nouvelle maison construite à l'emplacement de la ferme de Rimbaud, cherchant le trésor d'Arthur!
Je m'explique : dans une de ses lettres à sa famille, écrit au Caire le 23 août 1887, Rimbaud, il a 33 ans, parle de 16000 et quelques cents francs qu'il porte continuellement dans sa ceinture, soit 8 kilos d'or : toutes ses économies réalisées par un dur labeur à Aden et Harar. Paul Boers est persuadé que cet or est toujours caché à Roche, et il n'est d'ailleurs pas le premier à essayer de le trouver. Il oublie un détail : dans une lettre à sa mère, écrite le lendemain (Le Caire, 24 août 1887), Arthur explique qu'il a finalement déposé l'argent au Crédit Lyonnais du Caire pour en percevoir les intérêts par l'intermédiaire de négociants pendants ses voyages.
C'était trop dangereux de toujours porter cette somme sur lui, et si lourd que « Ça lui flanquait la dysenterie » (C'est moi qui souligne). Aussi il demande à sa mère un prêt de 500 F pour partir à Zanzibar et ne pas toucher à son dépôt (C'est moi qui souligne) où bien il perdrait les intérêts (C'est moi qui souligne).
http://www.mag4.net/Rimbaud/Roche.html
Eric Waroquet
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